
Le projet
Faire arriver le bon conseil, dans la bonne langue, au bon moment
ACCRA relie les chercheurs, les conseillers agricoles et les producteurs de deux pôles de développement du Bénin — et ouvre leurs récoltes aux acheteurs, sans intermédiaire.
Le climat change plus vite que le conseil ne circule
Saisons décalées, foyers de ravageurs plus fréquents, pluies irrégulières : les repères que les producteurs tenaient de leurs aînés ne suffisent plus. Le savoir agronomique existe pourtant — il est produit, écrit, publié.
Il ne descend simplement pas jusqu'à la parcelle. Il est écrit en français, sur des supports qu'une grande partie des producteurs ne peut pas lire, et il arrive souvent après la fenêtre où il aurait servi.
ACCRA prend ce savoir et le fait descendre — traduit, enregistré, écouté.

Quatre chaînes, un même principe
Chacune part de la recherche ou du terrain, passe par le conseiller, et se termine chez le producteur — ou chez l'acheteur.

Le conseil arrive par la voix
Les chercheurs rédigent leurs analyses agronomiques. Le conseiller de la zone les reçoit, les traduit et les enregistre dans les langues que parlent ses producteurs. Le producteur, lui, ne reçoit qu'un message vocal : rien à lire, rien à déchiffrer.

Les ravageurs se signalent d’une photo
Un producteur qui voit un foyer suspect le photographie et enregistre un message. Le conseiller de sa commune le prend en charge, le qualifie, et lui répond de vive voix. Quand le foyer dépasse la parcelle, la recherche émet une alerte régionale, traduite à son tour avant d'être diffusée.

La formation se regarde et s’écoute
Les parcours agricoles sont des suites d'images commentées, dans la langue du producteur. Une question posée pendant une formation part chez son conseiller, qui répond par un message vocal.

Les récoltes partent groupées
Seul, un producteur pèse peu face à un acheteur. Le conseiller rassemble les apports de plusieurs exploitations de sa zone en un lot unique, le photographie et le publie. L'acheteur l'appelle, négocie avec lui, et ce qui est vendu se répartit au prorata de chaque apport.
Trois métiers qui se passent le relais
Les producteurs
Ils reçoivent le conseil, signalent les ravageurs, se forment et confient leurs récoltes. Beaucoup ne lisent pas : tout leur parvient par la voix et par l’image.
Les conseillers ATDA
Ils sont le pivot. Ils traduisent le conseil dans les langues de leur commune, répondent aux signalements, composent les lots et négocient avec les acheteurs.
Les chercheurs
Ils analysent les données de terrain, publient les recommandations agronomiques et émettent les alertes phytosanitaires régionales.
Deux pôles, six communes
- Pôle 7 — Borgou / Alibori
- Nikki · N'Dali · Bembéréké
- Pôle 4 — Zou / Couffo
- Djidja · Zogbodomey · Za-Kpota
Celles que parlent les producteurs
Fɔngbè, baatɔnum, aja-gbè, yorùbá/nagot, dendi et français. La liste n'est pas décidée d'avance : elle se déduit des producteurs réellement inscrits dans chaque zone, et un conseil ne part que lorsque toutes les langues concernées sont enregistrées.
ACCRA — Agriculture intelligente résiliente aux changements climatiques — est porté par le Ministère de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche de la République du Bénin. Le présent dispositif en constitue la composante 3, axe vecteur numérique.